Processus de fabrication Aquilohm, notre atelier breton
Un radiateur qui chauffe par rayonnement infrarouge lointain ne s’improvise pas : le processus de fabrication Aquilohm repose sur une formulation de peinture minérale active, un corps de chauffe en aluminium, du liège expansé et des mains qui assemblent les pièces une à une, dans notre atelier d’Ille-et-Vilaine.
Nous documentons ici le processus de fabrication Aquilohm parce que la transparence industrielle reste la meilleure preuve de sérieux, devant n’importe quel argument commercial. Voici ce qui se passe, concrètement, entre la matière première et le radiateur posé sur votre mur.
Processus de fabrication Aquilohm, notre atelier breton
Temps de lecture : ~8 min
- Où et par qui sont fabriqués les radiateurs Aquilohm ?
- Étape 1, la formulation de la peinture minérale active
- Étape 2, le corps de chauffe, aluminium et liège expansé
- Étape 3, l’assemblage manuel dans l’atelier breton
- Étape 4, la très basse tension et l’électronique de pilotage
- Ce que change ce processus de fabrication par rapport à un radiateur classique
- De l’atelier à la montée en puissance industrielle
- Aller plus loin avec le processus de fabrication Aquilohm
- Questions fréquentes sur la fabrication Aquilohm
Où et par qui sont fabriqués les radiateurs Aquilohm ?
Aquilohm est la marque de chauffage développée par TMA, Transition Minérale Active, société implantée à Vitré, 183 Boulevard de Laval près de Rennes. La conception, le design et la formulation du revêtement chauffant sont réalisés sur place.
Le corps de chauffe est fabriqué dans cet atelier breton, tandis qu’une partie de l’assemblage électrique est confiée à l’association Filéas. À l’exception de certains composants électroniques, les pièces proviennent de fournisseurs français ou européens, ce qui donne un sens concret à la mention fabriqué en France.
Cet ancrage n’est pas seulement une question d’image. Il raccourcit les boucles de mise au point, permet de corriger une série en quelques jours plutôt qu’en quelques mois, et rend possible un contrôle visuel de chaque pièce. C’est aussi ce qui explique que la fabrication d’un radiateur infrarouge en Bretagne reste aujourd’hui semi-industrielle, avec une part d’assemblage manuel assumée.
Étape 1, la formulation de la peinture minérale active
Le cœur de la technologie tient dans un revêtement chauffant et non dans une résistance. Cette peinture minérale active est une formulation semi-conductrice à base d’eau, intégrant des encres naturelles.

Appliquée sur un support et alimentée en très basse tension, elle ne s’échauffe pas comme un fil résistif classique. Elle émet un rayonnement thermique dans la bande des infrarouges lointains, entre 4 et 18 µm. Ce rayonnement traverse l’air sans le chauffer directement et vient réchauffer les matières, murs, sols, mobilier et occupants, qui restituent ensuite cette chaleur par convection douce.
La formulation est développée et préparée dans notre atelier. Deux caractéristiques la distinguent d’un revêtement industriel courant. D’abord l’absence de solvants, avec un taux de composés organiques volatils mesuré à 0,1 g/L, ce qui la classe parmi les peintures très faiblement émissives. Ensuite sa nature minérale, non toxique, compatible avec une logique d’éco-conception et de qualité de l’air intérieur.
L’application sur le support se fait par couches maîtrisées, car l’épaisseur et l’homogénéité du dépôt conditionnent directement la résistance électrique de la surface, donc la puissance émise et la régularité du rayonnement.
Bon à savoir
La distinction entre infrarouge et infrarouge lointain est technique mais déterminante. Les longueurs d’onde longues, de 4 à 18 µm, sont absorbées par les matériaux et la peau sans effet de brûlure superficielle, contrairement aux infrarouges courts utilisés dans les chauffages de terrasse.
Étape 2, le corps de chauffe, aluminium et liège expansé
Structure du corps de chauffe Aquilohm
Le support du revêtement est une structure en aluminium. Ce choix répond à trois exigences simultanées, la rigidité du panneau, la conductivité thermique nécessaire à une diffusion homogène, et la recyclabilité en fin de vie.
Le corps de chauffe de référence mesure 60 x 60 cm pour 10 mm d’épaisseur, format qui sert de base à plusieurs modèles de la gamme, dont les Albatros, Cygnus et Regulus disponibles sur notre boutique en ligne.
À l’arrière du panneau, nous intégrons un pourtour en liège expansé. Ce matériau biosourcé joue un rôle d’espacement et l’air emprisonné limite les déperditions vers le mur, ce qui oriente l’essentiel du rayonnement vers la pièce. Il apporte aussi une stabilité mécanique et amortit les contraintes thermiques entre les différentes couches.
L’ensemble des matériaux employés est recyclable à hauteur de 95 %, une donnée que nous détaillons dans notre démarche environnementale.
Étape 3, l’assemblage manuel dans l’atelier breton
Une fois le corps de chauffe préparé et le revêtement sec, vient la phase d’assemblage. Elle est manuelle. Les opérateurs positionnent l’isolant, les connectiques, le cadre, les fixations, puis referment le panneau.
Chaque unité passe par un contrôle électrique et un contrôle visuel avant conditionnement. Cette organisation en petites séries autorise une traçabilité fine, chaque lot étant identifiable et rattaché à une formulation de peinture donnée.
Ce mode de production artisanal a une conséquence directe pour le client, les délais. Nous fonctionnons largement en précommande, car la cadence dépend du temps de séchage, du contrôle et de la disponibilité des composants. C’est le revers assumé d’une fabrication locale à taille humaine, et l’une des raisons pour lesquelles nous préférons annoncer un délai réaliste plutôt qu’un stock théorique.
Étape 4, la très basse tension et l’électronique de pilotage
Alimentation en très basse tension et sécurité
Les radiateurs Aquilohm fonctionnent en très basse tension, en 36 V continu, et non en 230 V. Ce choix relève de la sécurité électrique, un appareil de classe III relevant de la Low Voltage Directive présente un risque d’électrisation très réduit, ce qui est pertinent en logement, en chambre d’hôtel, en crèche ou en établissement recevant du public.

Il ouvre aussi la porte au couplage photovoltaïque, puisque le courant continu produit par des panneaux solaires s’accorde naturellement avec une alimentation basse tension.
Le pilotage est confié à une régulation dédiée, thermostats radiofréquence, thermostat Wifi avec sonde de température ou solutions domotiques compatibles. Le coefficient d’aptitude et la régulation du système ont été évalués par le CSTB, et la technologie fait l’objet du brevet français FR3118388 déposé à l’INPI. Le processus de certification européenne est mené avec TÜV SÜD en Italie pour valider conformité et performance.
Ce que change ce processus de fabrication par rapport à un radiateur classique
Comparaison avec un convecteur électrique classique
La différence ne se lit pas seulement dans la fiche technique, elle découle directement du mode de fabrication, un revêtement chauffant surfacique remplaçant une résistance ponctuelle. Le tableau ci-dessous résume les principaux écarts constatés avec un convecteur électrique standard.
| Critère | Radiateur Aquilohm | Convecteur électrique classique |
|---|---|---|
| Mode de diffusion | Rayonnement infrarouge lointain, 4 à 18 µm | Convection, air chauffé et mis en mouvement |
| Puissance installée indicative | Environ 35 W/m² | 80 à 120 W/m² |
| Consommation pour 10 m² | Environ 300 W | 800 à 1 200 W |
| Tension d’alimentation | Très basse tension, 36 V | 230 V |
| Élément chauffant | Peinture minérale active sur aluminium | Résistance blindée ou fil résistif |
| Fabrication | Assemblage manuel à Vitré (35) | Variable selon les marques |
Sur le principe de la charge thermique, c’est-à-dire l’accumulation de chaleur dans les parois plutôt que dans l’air, nos retours d’usage situent l’économie d’électricité entre 30 et 40 % par rapport à un chauffage par convection. Cet écart dépend évidemment de l’isolation, de l’inertie du bâti et des habitudes d’occupation.
Pour dimensionner correctement une installation, l’outil de calcul de puissance par surface est disponible en ligne, et le détail du fonctionnement de la technologie est expliqué sur notre site.
De l’atelier à la montée en puissance industrielle
La trajectoire d’Aquilohm suit celle de beaucoup d’innovations matériaux, une phase de mise au point en atelier, puis une industrialisation progressive. Le déclencheur a été la demande du secteur tertiaire.
Le partenariat engagé avec le groupe hôtelier Brit Hotel pour équiper des chambres a imposé de passer d’une logique d’unités à une logique de séries, avec les contraintes associées, reproductibilité du dépôt de peinture, standardisation des sous-ensembles, capacité de production hebdomadaire.
Cette montée en puissance se fait avec des partenaires industriels bretons plutôt qu’en délocalisant. L’objectif est de conserver la maîtrise du revêtement, qui constitue le savoir-faire propriétaire, tout en externalisant les opérations d’assemblage standardisables. L’atelier reste par ailleurs le lieu où sont testés les objets en développement, d’autres supports pouvant recevoir la peinture minérale active.
À retenir
Un radiateur Aquilohm n’est pas un radiateur infrarouge classique auquel on aurait ajouté un label français. C’est le revêtement lui-même, formulé et appliqué en Bretagne, qui constitue le corps de chauffe.
Aller plus loin avec le processus de fabrication Aquilohm
Comprendre comment est fabriqué un radiateur Aquilohm permet de juger la technologie sur des éléments vérifiables plutôt que sur des promesses, une peinture minérale active à 0,1 g/L de COV, un support en aluminium recyclable associé à du liège expansé, une alimentation en très basse tension conforme à la Low Voltage Directive, un brevet FR3118388, une évaluation CSTB et un assemblage manuel réalisé à Saint-Jean-sur-Vilaine.

Ce processus explique à la fois nos délais et notre niveau d’exigence. Si vous souhaitez échanger sur un projet en rénovation, en tertiaire ou en collectivité, notre équipe répond directement.
Ce qu’il faut retenir du processus de fabrication Aquilohm
Du revêtement chauffant minéral formulé en Bretagne au corps de chauffe en aluminium et liège expansé, en passant par l’assemblage manuel en très basse tension, le processus de fabrication Aquilohm repose sur des matériaux recyclables, une production locale et des performances validées par des évaluations et un brevet. Ce socle technique explique les différences constatées à l’usage par rapport à un radiateur électrique classique.
FAQ – questions fréquentes sur la fabrication Aquilohm
Pourquoi faut-il souvent précommander un radiateur Aquilohm ?
Parce que la fabrication est réalisée en petites séries et que l’assemblage est manuel. Les délais annoncés tiennent compte du temps de préparation du revêtement, du séchage et des contrôles unitaires, ce qui évite de promettre une disponibilité immédiate non tenable.
Qui doit réaliser l’installation d’un système en très basse tension ?
L’intervention d’un électricien est recommandée, car le système nécessite une alimentation dédiée et un raccordement à la régulation. La très basse tension simplifie l’installation en pièce humide, mais le dimensionnement du circuit reste une opération technique.
Le panneau peut-il être intégré esthétiquement dans une pièce ?
Oui. Des kits de décoration et des fixations spécifiques sont proposés dans notre gamme d’accessoires, ce qui permet d’adapter l’aspect du panneau à la pièce sans modifier ses caractéristiques thermiques.
Que devient un radiateur en fin de vie ?
Les matériaux employés, aluminium, liège expansé et revêtement minéral, sont recyclables à hauteur de 95 %. L’aluminium se recycle en filière classique et la peinture, sans solvant, ne relève pas des déchets dangereux liés aux COV.
La technologie sert-elle uniquement à fabriquer des radiateurs ?
Non. Le revêtement chauffant peut être appliqué sur d’autres supports, et plusieurs objets en développement sont testés dans l’atelier breton selon le même principe de rayonnement infrarouge lointain.